Nous sommes tous des fourmis numériques au service de google !
A l'instar des fourmis qui déposent des phéromones pour se repérer collectivement dans l'espace, nous nous déplacons dans le cyberespace en le construisant à travers des liens hypertextes.
Les liens sont nos marqueurs environementaux, l'intitulé donné à une URL, dépendant d'une langue et d'une culture (cf. nos représentations sociales), a une valeur que les créateurs de google ont su concrétiser économiquement à l'heure de la société de l'information.
Google a ainsi exploité une dynamique collective inconsciente et son succès a redéféni le comportements de nombreux acteurs :

  • tout le monde apprend à parler au moteur de recherche, cette relation est devenue un atout essentiel de toute recherche d'information.
  • des groupes s'organisent pour influencer son algorithme à coups de google-bombing.
  • les entreprises payent et se font payer pour améliorer le positionnement de leurs sites.
  • des technologies approfondissent l'exploitation de ce phénomène collectif en permettant à tout à chacun de tagger ses bookmarks d'URLs.

Ce dernier point est le plus intéressant car les outils de tagging demandent à leurs utilisateurs de définir le champ sémantique de l'objet pointé par l'URL.
Le raffinement des marqueurs environnementaux par des tags doit ainsi permettre de produire un outil de recherche plus conscientisé mais souvent plus conceptuel. Les stratégies de recherche doivent alors passer d'une localisation contextuelle à une technique de localisation plus conceptuelle.
Pour retrouver les performances en recherche d'un google, ces outils offrent néanmoins d'autres facettes à leurs résultats : les auteurs des tags et l'historique de leurs bookmarks.

La fourmilière google a encore de beaux jours devant elle, elle intègre ces nouveaux outils comme tout site web et continuera de proliférer sur le développement du web, néanmmoins ces outils conceptuels enrichissent véritablement nos recherche à travers de nouvelles facettes contextuelles, et pourraient à plus long terme trouver un nouveau marqueur miracle, capable d'articuler efficacement les niveaux conceptuels et contextuels.
Il sera alors temps aux fourmis d'identifier ces nouvelles phéromones comme le meilleur chemin vers le gateau.. pour ensuite retourner vers leurs nouvelle fourmilière!

1 Response to “Nous sommes tous des fourmis numériques au service de google”

  1. Damocles Says:
    Tu bosses trop sur les systèmes multi-agents : je crois que nous somme tous comme un robot qui cherche la sortie de son labyrinthe de cases !

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